Alan Wake : le test
- Editeur : Microsoft
- Développeur : Remedy
- Type : Action / Aventure
- Support : DVD-Rom
- Sortie France : 14 mai 2010
- Classification : Déconseillé aux - de 16 ans
- Multijoueurs : non
- Version : Textes et voix français
- Web : Site web officiel
Bien sombre est ce mystérieux Alan Wake. Microsoft et Remedy changent la donne, pour nous donner un jeu d'action poussé dans les noirceurs dédié à la Stephen King.
Notre anti-héros est un personnage quelque peu rongé par ses cauchemars plus réels que jamais. L'histoire commence avec l'un de ses fameux rêves où il voit sa femme, Alice, disparaître sous ses yeux. Un paysage tiré tout droit d'un film d'horreur ou vous devrez avancer pour survivre. Après quelques passages escarpés dans la nuit noire, un homme armé d'une hache essaie de vous trancher net sans se poser de question. Malheureusement à ce stade du jeu, la seule échappatoire est la fuite. D'ailleurs un tuto vous est proposé sous forme d'une lumière aveuglante pour vous aider à rejoindre un phare.
Après ces quelques lignes bien sombres du jeu, Alan Wake retrouve ses esprits à bord d'un ferry au côté de sa femme Alice. On découvre une autre facette du jeu, un village au doux nom de Bright Falls. Une atmosphère apaisante s'y dégage tout au long de la découverte de la ville. Seul aspect inquiétant, les habitants réagissant étrangement aux zones d'ombres. Bien entendu, vous me direz qu'est-ce que vient faire notre personnage dans cet endroit bizarre ? Eh bien tout simplement, notre héros est à la recherche d'inspiration pour son nouveau roman. En parcourant le jeu, la notion entre jour/nuit semble parfois démesuré, le cycle journée nous laisse le temps de farfouiller à droite à gauche pour piocher des idées de romances. Malheureusement à la nuit tombée, un vent étrange se lève et commence à posséder des personnes que vous aviez rencontrés plus tôt. On s'arrête là pour l'engouement de l'histoire, c'est juste une mise en bouche rien que pour vous.
Ce paragraphe va se porter essentiellement sur le gameplay. Comme marqué plus haut, le jeu se concentrera plus sur la partie action que aventure à proprement parler, puisqu'il n'y figure juste pour le scénario en lui-même. Le tuto du début nous donne gracieusement une lampe torche et une arme à feu. Vous me direz de suite "Tiens cela rappelle Alone in the Dark", ce n'est pas faux, juste à quelque chose près : notre personnage est bien moins rigide que dans ce dernier. La lampe torche sera l'une de vos meilleures armes à votre disposition, car les habitants possédés par les ombres craignent la lumière. Une fois complètement exorcisé, il vous restera plus qu'à mettre deux ou plusieurs balles dans notre cher ami, malheureusement il reste encore assez énervé pour vous hacher menu. Les différentes armes trouvées sont quelques peu maigres dans le jeu, mais peuvent se révéler extrêmement efficaces lors d'assauts multiples. L'arme la plus impressionnante et donnant un rendu visuel assez conséquent restera de loin le pistolet à fusée éclairante. Ensuite pour les armes conventionnelles, il vous restera le bon vieux .357 magnum, un fusil de chasse ainsi qu'un autre fusil. Ces derniers seront exclusivement utilisés pour finir vos ennemis.
Les graphismes excellent dans l'art de faire jouer la lumière à nos dépens. Quasiment tout les chapitres du jeu nous plongent bien évidemment dans une pénombre aux détails impressionnants. Les éléments du décor sont créés de sorte à nous faire ressentir une angoisse permanente et nous laisse en proie au moindre sursaut, malheureusement un peu oublié au fil des heures. Le point faible d'Alan Wake restera sans doute dans la modélisation des PNJ parfois gênante aux yeux des nouveaux perfectionnistes du graphisme HD. Heureusement les paysages somptueux nous font vite oublier ce désagrément. L'un des points forts, avec le travail soigné des décors, c'est qu'à chaque début de chapitre vous revoyez les moments clés d'avant, comme un résumé de série. L'autre point est l'ambiance sonore qui est très bien intégrée dans le scénario et nous met une certaine pression à chaque moment phare du jeu. Malheureusement tout les connaisseurs du genre, savent que lorsque la musique démarre, les problèmes commencent. Bien entendu, il faut être un fan inconditionnel pour repérer ce détail et éviter une crise cardiaque devant la télé.
Microsoft et Remedy ont bien travaillé sur Alan Wake. Malheureusement il n'arrivera pas à détrôner son concurrent direct Heavy Rain. Néanmoins vous pouvez vous jeter dessus les yeux fermés. Le soft vous tiendra en haleine entre 10 et 15 heures en normal. Rajoutez quelques heures de plus pour récupérer tous les manuscrits manquants et les thermos de café éparpillés sur le chemin de l'enfer.
Note de la rédaction : 16/20
laracine, le 11/05/2010
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Commentaires
bon je viens a peine de***mencer le jeu mais je suis déjà dedans ^^
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