Blacklight Tango Down: le test
Blacklight Tango Down
- Editeur : Ignition Entertainment
- Développeur : Zombie Studios
- Type : FPS
- Support : Online
- Sortie France : 15 juillet 2010
- Classification : non classé
- Multijoueurs : jusqu'à 16 joueurs en ligne
- Version : textes en français, voix en anglais
- Web : Site web officiel
L'arrivée de Blacklight : Tango Down (BTD) sur consoles et PC marque le début d'une longue franchise déclinée sur plusieurs supports. Film, livre, comics et jeux vidéo, voyons tout de suite si le titre mérite une diffusion d'une telle envergure.
| Le mode solo est quand même ardu |
Blacklight est le nom d'une équipe clandestine composée des meilleurs soldats du monde bénéficiant des technologies américaines les plus avancées. En charge de retrouver le colonel Klein, lui et son équipe ayant récemment disparu dans la ville de Balik. Une simple mission de sauvetage qui va très vite se transformer en guérilla urbaine puisque les Blacklights vont être confrontés à l'Ordre, un groupe de rebelles très bien organisés et surentraînés disposant également d'un matériel de pointe. C'est dans ce contexte explosif que prend place les parties de BTD, un FPS qui, on va le voir, ne manque pas de charisme.
| En voilà un qui a pris cher |
Le menu principal nous propose deux modes de jeu distincts et nous allons nous intéresser dans un premier temps au mode Black OPS. Ce mode fait en fait office de Campagne, car c'est ici que dans la peau d'une équipe Blacklight, vous devrez réduire à néant les forces de l'Ordre, soupçonnées d'avoir capturé ou éliminé Klein et son équipe en plus d'être responsables de l'assassinat du Président. Le scénario évolue sous forme de missions à accomplir à travers quatre niveaux, mais ne vous attendez pas à voir des cinématiques, BTD n'est pas fait pour s'empiffrer de pop corn devant son écran. Au contraire, on rentre direct dans l'action, un appel radio de la part du QG et les premiers ennemis déboulent en masse pour vous faire la peau. Ces missions peuvent se jouer de un à quatre joueurs. Il est d'ailleurs vivement recommandé de jouer avec au moins un ami tant ces missions s'avèrent ardues pour un soldat solitaire, même au niveau de difficulté le plus bas (trois en tout). C'est aussi l'occasion de découvrir l'ambiance de BTD qui est superbement retranscrite par ses décors en ruines. Il faut insister sur ce point car c'est une vraie réussite : le joueur est plongé dans une ville futuriste en proie aux fusillades avec l'Ordre, mais aussi aux Sivs. Les Sivs sont des infectés du virus Q, car manque de bol, Balik n'a pas échappé à une épidémie de fièvre en plus du bordel déjà présent. Les malades, sûrement en manque d'aspirine, ne trouveront pas mieux à faire que de courir sur vous pour vous frapper avec des planches cloutées. Le seul remède que vous pourrez leur offrir est une balle dans la tête et s'ils ne sont pas bien méchant un par un, ils deviennent vite un problème quand ils attaquent en bande.
| L'amélioration des lunettes est un plus non négligeable |
Pour vous aider dans vos péripéties, vous êtes heureusement équipé d'une technologie dernier cri. Armes de pointe, armure réactive (et bio-dégradable ? Puisque les cadavres en armures disparaissent contrairement aux Sivs), digi-grenades... et la fameuse Visière de Réalité Augmenté (VRA). Ouvrez-bien vos esgourdes car il s'agit d'une fonction centrale du jeu, nous parlerons du reste dans la deuxième partie. La VRA permet d'une simple pression sur une touche de voir tous les éléments du champ de bataille. Objectif, station médical, station de ravitaillent, alliés mais aussi et surtout vos ennemis et ce même à travers les murs. C'est tout bête mais diablement efficace, on en reparlera, mais dans une partie multi-joueurs, stratégiquement ça change tout. Comme ce n'est pas la fête non plus, son utilisation est bien sûr restreinte à quelques secondes et mettra un certain temps à se recharger. De plus vous êtes plus vulnérables en mode VRA car vous ne pourrez pas tirer et il y a une bonne seconde de latence pendant sa désactivation.
| Les décors regorgent de détails |
Le mode Black OPS est donc une bonne mise en jambe pour vous lancer dans BTD, malgré le fait qu'il se termine très vite et une IA très perfectible enclin à des bugs régulièrement. Deux défauts qui ont finalement peu d'importance car BTD puise sa force dans ses parties multi-joueurs survoltées. Et oui, BTD c'est avant tout un jeu qui s'apprécie dans des confrontations multi-joueurs, jusqu'à 16 participants pour être précis. Un jeu où l'on aime sniper la tronche d'un inconnu virtuel à l'autre bout de la map, faire équipe avec des amis pour coordonner ses actions ou encore surprendre un malheureux soldat esseulé par derrière. Surtout que BTD n'est pas avare en mode de jeu : Deathmatch et Team Deathmatch qu'il est inutile de détailler, Retrieval qui équivaut à une capture du drapeau, Detonate qui consiste à récupérer une bombe pour aller la faire exploser dans le camp ennemi, Domination où l'on doit prendre et garder des points de contrôle le plus longtemps possible (à la Battlefield) et enfin Last Man Standing et Last Team Standing aka le dernier homme ou équipe encore en vie gagne la manche.Sept modes de jeu au total qui sont tous plus ou moins déjà vus mais a au moins le mérite de faire varier les plaisirs régulièrement. Les maps quant à elles sont au nombre de douze ce qui est très correct pour un jeu en téléchargement. Elles sont en revanche toutes de petites tailles, on est loin des vastes environnements ouverts de Battlefield mais cela donne lieu à des affrontements instantanés très rapides et très nerveux. On n'a vraiment pas le temps de s'ennuyer et la pression ne retombe jamais, de plus, le level design des maps est tout bonnement excellent. On sent bien que Zombie Studios a insisté sur ce point, les cachettes sont nombreuses et il y a toujours moyen de se mettre à couvert en cas de danger.
| Les environnements sont souvent un peu sombre |
BTD dispose aussi d'un système d'expérience et de progression bien senti. Que vous jouiez en Black OPS ou en multi, vous gagnez des points d'expériences à chaque kill que vous commettez. Plus l'expérience augmente, plus vous montez en grade. Les grades débloquent des pièces d'armes que vous pourrez fixer sur les armes de bases (4 en tout : Fusil d'assaut, SMG, Fusil à pompe et sniper. Canons, crosses, chargeurs, lunettes, amulettes spéciales... c'est des dizaines et des dizaines d'éléments que vous pourrez collecter pour confectionner l'arme parfaite qui sera adaptée à votre style. Il faut ajouter à cela différents types de grenades, explosives, fumigènes, flash ou crypteuses de VRA et vous êtes parés pour la guerre du futur. La VRA est un outil crucial dans les parties multijoueurs puisqu'elle indique la position de vos ennemis tout en sachant qu'eux peuvent vous voir aussi. C'est très bien pensé et permet à BTD de se démarquer de ses concurrents en offrant une nouvelle dimension stratégique au FPS.
| Le level design est bien pensé. |
Pour conclure, BTD se résume en quelques mots : simple mais efficace. Visuellement original, gameplay tactique et nerveux, il arrive à point nommé pour l'été où la sortie des bons jeux est plus que frileuse (bizarre quand il fait 30°C ?). Le plus beau dans tout ça c'est que la qualité ne se paye pas puisque c'est seulement une quinzaine d'euros qui fera des heureux. Si vous aimez le genre n'hésitez pas vous ne serez pas déçu et vous risquez de rester scotchés pendant de nombreuses heures. Un bémol et un point de moins quand même pour les versions consoles qui n'ont pas été bien optimisées pour une maniabilité au pad. On perd en précision en visant avec un stick mais vous devriez vous y retrouver si vous y êtes habitués. Enfin, on apprend qu'il n'y aura pas de DLC prévu pour ce jeu car Blacklight : Tango Down 2 est déjà sur les rails et devraient proposer des maps plus grandes et des armures style méchas pour l'été 2011.
Note de la rédaction: 16/20
Kws, le 15/07/10
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