Assassin's Creed 2 : le test
Assassin’s Creed 2

- Editeur : Ubisoft
- Développeur : Ubisoft Montreal
- Type : Action / Aventure
- Support : Blu-ray
- Multijoueurs : Non
- Sortie France : 31 Mars 2010
- Version : Française
- Classification : Interdit aux - de 18 ans
- Web : Site web officiel
| On retrouve bien évidement Desmon Miles |
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Rentrons dans l’animus une nouvelle fois et prenons place dans la renaissance italienne. Cette fois-ci, ce ne sera donc pas Altair que vous contrôlerez mais Ezzio Auditore da Firenze un jeune noble qui devra rétablir l’honneur de sa famille. Pour se faire il endossera le costume d’assassin légué par son père. Un scénario simple dit comme ça, mais qui ne manque pas de piquant avec ses complots à tout les coins de rue . Le jeune Ezzio n’est absolument pas un assassin en début d’aventure, et il vous faudra apprendre à nouveau les bases dans ce nouvel opus, et même plus. Car effectivement, Enzio a dans sa poche tout un tas de nouveaux accessoires, comme de nouveaux mouvements. Et miracle ! Il sait nager ! Oui c’est tellement rare de nos jours qu’on est toujours ébahis de voir un personnage qui sait nager dans un jeu vidéo sans que l’eau ne le tue promptement. Blague à part, nous avons à notre disposition une épée, une lame rétractable, des couteaux de lancer, mais on gagnera également une double lame rétractable qui nous permettra de tuer deux ennemis à la fois (si tant est qu’on arrive à les surprendre), une lame empoisonnée pour une mort lente mais certaine, des bombes fumigènes pour brouiller les pistes, un pistolet au poignet pas plus gros qu’un colibri mais diablement efficace (bien qu'il soit un peu long à charger et un peu bruyant). Une dague est également présente sur la ceinture tout comme des fioles de médicaments qui nous permettent de récupérer de la vie et une bourse (celle qui contient l’argent hein, on se comprend bien) qui va grandement nous servir dans Assassin’s Creed 2. Avec l’argent, beaucoup de possibilités ; déjà, on peut aisément divertir les gardes en jetant de l’argent par terre. La foule est alors irrémédiablement attirée, et se masse autour des quelques pièces d’or que vous venez de lâcher, ce qui ne manque pas non plus d’attirer l’œil des gardes pour que vous puissiez vous faufiler dans leur dos comme si de rien n’était .
| Les graphismes sont somptueux |
Mais le pouvoir de l’argent ne s’arrête pas là. Avec lui vous pouvez recruter des courtisanes qui pourront vous permettre de vous déplacer incognito et/ou d’attirer l’attention des gardes, vous pouvez aussi engager des mercenaires pour combattre mais aussi des voleurs qui vous prêteront main forte lors des combats, mais qui ont aussi la particularité de pouvoir vous suivre sur les toits. De plus avec de l’argent vous pourrez faire en sorte d’augmenter la valeur de votre villa, en achetant par exemple des tableaux pour décorer le bâtiment ou encore rénover la guilde des voleurs, l’armurerie, la caserne, la maison de passe, etc. L’armurerie a pour fonction de vous vendre des armes, mais aussi des armures et des munitions (fumigènes, couteaux de lancer, balles de pistolet). On trouve également un tailleur qui peut augmenter votre capacité à transporter certains objets mais aussi, petit plus appréciable, teindre la couleur de votre vêtement, bien que cela ne fera pas baisser votre notoriété pour autant, et par conséquent vous resterez repérable par les gardes. Pour faire descendre votre notoriété justement, plusieurs choix s’offrent à vous comme par exemple soudoyer un colporteur pour qu’il arrête de raconter des inepties sur votre compte ou encore arracher les avis de recherche disséminés un peu partout dans les villes. Passer un certain cap de l’aventure, vous récupèrerez entre autres la cape des Medici qui, sans vous donner l’immunité, baissera grandement la vigilance des gardes à Florence. Il en va de même à Venise, où, pour le temps du carnaval, vous serez incognito en portant un masque. Ce ne sont d’ailleurs pas les seuls endroits que vous visiterez car vous vous rendrez aussi à Romagne, Forli, mais aussi en Toscane pour ne citer que ceux-là. De quoi vous faire voyager donc. Si vous pouvez aller d'un point à un autre à cheval, ou à pied pour les plus courageux (les voyages sont longs), vous pourrez également utiliser la fonction de « voyage rapide » en dépensant quelques deniers. Pratique quand on doit traverser l’Italie.
| La double lame est tout simplement jouissive. |
S’il est toujours aussi facile de se déplacer de toit en toit, bien que par moment cela se montre un peu rigide avec une caméra pas toujours bien placée, on se baladera souvent dans les rues pour admirer la vie qui se dégage de ces passants, mais aussi pour les dépouiller de quelques pièces au passage. Le vol des bourses se fait de manière automatique, il suffit de se mettre en mode marche rapide et de rentrer dans l’un des passants qui se verra alors allégé de quelques grammes. Mais ce n’est pas là la seule fonction des passants car, à l’instar des courtisanes, ils pourront vous dissimuler à la vue des gardes qui rodent en groupe dans les rues. Soit vous vous ferez petit pour ne pas attirer les ennuis, soit vous leur rentrerez dans le lard, juste pour le plaisir de voir Ezzio à l’œuvre. Une chose est sûre, ce nouvel assassin, bien que non maître en la matière en début d’aventure, a de quoi faire pâlir son ancêtre avec sa panoplie de coups. Il saute, court, vole par moment grâce à une invention de Léonardo da Vinci, se cache dans les meules de foin ou les amas de feuilles, mais aussi dans les puits, ou sous l’eau, en plus de pouvoir se fondre complètement dans la foule environnante en marchant ou en étant assis sur un banc. Bref tout est quasiment permis pour garder son anonymat. Dans la cas contraire, c’est le conflit assuré, et là aussi c’est du bonheur. Ezzio peut attaquer (et encore heureux) mais il peut aussi contrer, désarmer ses adversaires, les attraper pour les égorger, donner des coups de poings, de tête ou encore de genou, ou carrément envoyer valdinguer sur un objet destructible pour une mise à mort propre et sans bavure avant de passer au suivant. Il n’est pas rare de se retrouver assailli par les gardes dont deux nouveau types font leur apparition. Les agiles qui ont comme les voleurs la capacité de vous suivre partout (finies les fuites par les toits dans le moments les plus délicats) et les brutes qui ont, eux, une armure vraiment résistante et de bonnes grosses armes qui tranchent et qui tâchent. Petit conseil : si vous en avez la possibilité attirez les agiles sur les toits pour vous en défaire avant de retourner au sol finir le travail avec les gros mastodontes. Dans les armes on a droit à toute une salve d’armes blanches allant de l’épée usée au cimeterre en passant par la grosse hache, la lance, les dagues et autres couteaux de boucher. Et il en reste encore !
| Cette fois-ci, les gardes vous suivront partout ! |
Lors des combats on prend un malin plaisir à ranger son épée ou sa dague pour passer à la lame rétractable ou encore se battre à mains nues pour désarmer nos adversaires avant de retourner leur armes contre eux. Jouissif ! Petit plus, on peut également ramasser du sable sur le sol et le projeter sur les gardes afin de les aveugler temporairement pour mieux leur rentrer dans le lard ensuite. Le tout dans une position qui n’est pas sans rappeler Sangoku faisant un kaméhaméha. Vraiment sympa. Si la quête principale du jeu avance rapidement, bien qu’un petit peu longue à se mettre en place, il y a toute une série de quêtes annexes qui se fondent dans la première sans casser le rythme du jeu. À vous de voir donc si vous voulez perdre un peu de temps à rechercher les sceaux des assassins qui vous donneront la possibilité de revêtir l’armure de Altair (le summum en maitre assassin) ou encore l’un des nombreux trésors ou même les statuettes. Vous aurez également des plumes à rechercher pour augmenter la valeur de votre villa mais aussi les fameuses pages du codex, qui, une fois toutes rassemblées vous révèleront … vous croyez pas que je vais vous le dire non plus ! Toujours dans les quêtes secondaires, on trouve des glyphes disséminés un peu partout dans les villes. Il vous faudra vous en approcher avec la vision de l’aigle pour déclencher un mini jeu dans lequel vous devrez décoder des informations qui vous mèneront au final, à la vérité qui est … non je ne dis rien non plus.
| Les combats sont beaucoup moins rébarbatifs |
Beaucoup de choses à faire donc dans ce nouvel Assassin’s Creed 2, qui enlève la monotonie qui s’installait dans le premier opus. Les graphismes ne sont pas en restes, les environnements visités regorgent de détails, à part les routes reliant une ville à une autre. Les points en hauteur des villes qu’il vous faudra rejoindre en escaladant les façades pour révéler une partie de la carte offrent un champ de vision grandiose. Il ne nous restera plus qu’à sauter du haut de ces points de vue pour atterrir dans le foin qui amortira notre chute. Et si un garde se trouve à proximité il ne tient qu’à nous de le tuer et de le cacher à notre place. Au pire, vous pouvez également fouiller le corps pour récupérer des pièces et/ou quelques minutions. On remarquera que les cinématiques ne sont pas à la hauteur espérée ; souvent les mains des personnages sont chiadées, les avatars un peu sans vie et le regard glauque et inexpressif. Mais on le lui pardonnera grandement tant le reste est bon et le plaisir présent. La bande son quant à elle est également très bonne que ce soit au niveau des musiques elles-mêmes comme les bruits des villes où certaines remarques des passants vous feront porter le sourire aux lèvres. Ici un groupe en train de discuter, là un gars tout seul qui balaie son seuil de porte, là encore un barde qui vient nous chanter une histoire et à qui on aura vite fait de lui coller une beigne pour qu’il nous foute la paix, sinon il va nous faire repérer … non mais ! Non mais il croit quoi lui ? Que c’est la fête du slip ou quoi ? Pour la peine, je m’en vais continuer la recherche des trésors, heureusement que j’ai acheté une carte qui m’indique leurs emplacements … Ça y est, voilà que je me prends pour Ezzio maintenant. Faut dire qu’il a beaucoup plus de charisme qu'Altair, avec ses airs de macho propre aux Italiens. Et même s’il est novice en la matière, il reste sûr de lui, n’a pas froid aux yeux, et est quand même un peu grande gueule. D’ailleurs la bonne qualité des doublages en français en fait fois.
Mêlant action et infiltration avec panache, Ubisoft Montréal a mis la barre très haut dans Assassin’s Creed 2, qui aura sans aucun doute, une place de choix dans votre ludothèque. Bientôt Noël qui plus est, vous n’avez plus aucune excuse de passer à côté de ce titre, qui par la même occasion vous fera un cours sur l’Italie de la renaissance.
Note de la rédaction : 18/20
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