Atlantica Online : le test

16 Mai 2010
by Kanji

Atlantica Online

  • Editeur : NDOORS Interactive
  • Développeur : NDOORS Interactive
  • Type : MMO / Stratégie
  • Support : En téléchargement
  • Multi-joueurs : Uniquement
  • Sortie France : Avril 2010
  • Classification : Déconseillé aux - de 12 ans
  • Web : Site web officiel

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Les MMORPG coréens free-to-play vont bon train et il y a de quoi se perdre tellement le choix est grand. Pourtant, on se rend bien compte que peu d’entre eux ne se démarque vraiment, ennui et lassitude arrivant bien vite, prémices d’une désinstallation prématurée. Sorti en 2008 outre-Atlantique, Atlantica Online n’arrive chez nous que maintenant… N’est-il finalement pas trop tard ?

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Les combats se font au tour par tour.

L’univers persistant dans lequel Atlantica Online nous emporte est certes joli dans le fond, les couleurs sont judicieusement bien choisies et les lieux et cultures sont respectées. Il est donc logique de voir des temples et autres maisons traditionnelles japonaises à Sapporo, des piliers et arches de pierre à Rome ou encore une mosquée à Istanbul. La mappemonde est tout simplement immense au point que Ndoors a dû la découper en sept grandes zones (Amérique du Nord, Asie du Nord, Asie Centrale, Inde/Asie du Sud-Est, Asie du Sud-Ouest, Europe du Nord et Europe du Sud). Toutefois, dans la forme le jeu n’est pas très beau pour ne pas dire moche. Les éléments en 3D se chevauchent, que ce soit durant les combats ou pendant que vous vous baladez. Il n’est ainsi pas rare de se retrouver avec la tête dans un mur ou un autre élément du décor, ou bien d’avoir les jambes plantées dans le sol. Les environnements sont inégaux et alors que certains décors sont assez vides, d’autres sont assez fouillis malgré des textures baveuses ou floues. Soyons clair, l’aspect graphique est la première et principale victime de son retard. Fortement inspiré par Lineage II et Rappelz, Atlantica Online n’arrive cependant pas les surpasser alors que ce sont deux jeux sortis en 2004 et 2007. Cela est d’autant plus regrettable qu’un soin flagrant a été apporté aux PNJ, notamment ceux de sexe féminin.

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Bien sur, vous rencontrerez des monstres plus imposants.

Outre les graphismes, d’autres soucis viennent gâcher l’aspect visuel du jeu. En premier lieu, les fautes dactylographiques et de français présentes dans la bêta fermée n’ont pas été corrigées. De ce fait, Atlantica Online dégage un air d’inachevé, avec des espaces inégaux entre les mots, des phrases décalées par rapport aux autres. En second lieu, le HUD est vraiment à vomir, l’interface n’est pas agréable ni pratique et même si certaines parties sont rétractables, il n’en demeure pas moins que les informations à l’écran prennent beaucoup trop de place. Lors des combats, enlever les têtes de la troupe ainsi que toutes les informations complètement inutiles n’aurait pas été de refus. Pour finir, de gros soucis de pathfinding sont à noter. S’il n’est pas passé à travers la roche, votre avatar n’est pas capable de contourner un mur de 3 mètres de long pour parler à un personnage.

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Les femmes savent se faire respecter.

Concernant les quêtes, ce qui frappera le joueur dès les premières minutes, c’est l’assistanat abusif que propose le jeu. En plus d’une flèche qui vous désigne la direction à prendre pour continuer la quête, un simple clic sur une icône fera automatiquement avancer votre personnage vers l’objectif suivant ! De ce fait, si vous devez parler à un personnage en particulier, il vous suffit de cliquer et vous pourrez boire un café, fumer ou soulager une envie pressante alors que votre avatar se gambadera comme un grand. Alors certes, vous n’êtes pas obligé d’utiliser cette fonction mais force est de constater qu’après quelques heures de jeu, la tentation est plus qu’énorme. Malgré la forte présence de quêtes de récolte, marque de fabrique des MMO coréens, très rébarbatives et peu appréciées des joueurs européens, Atlantica Online tente de se démarquer et propose d’autres choses comme des quêtes de convoi ou d’assassinat par exemple. Quoiqu’il en soit, votre première mission sera de recruter des mercenaires. Si vous ne pouvez en choisir que 3 au début du jeu, vous finirez avec une équipe de 8 mercenaires dont il faudra s’occuper de l’équipement, magies, pouvoirs et autres spécialisations.

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Certains monstres sont très colorés.

Pour ce faire, il vous faudra accumuler argent, xp mais aussi et surtout des caisses d’équipement spirituel qui, outre potions, matériaux ou parties d’armures, contiennent des livres de compétences et des fioles de croissance absolument indispensables à l’évolution de vos personnages. A vous donc, de choisir si vous voulez monter uniquement votre personnage (fortement déconseillé) ou constituer un groupe homogène. Heureusement, ce n’est pas la seule manière d’accumuler de l’argent. Au départ, vous serez très dépendants des quêtes, mais passé le niveau 30, le jeu se dévoile enfin. Pour commencer, vous pourrez prendre un apprenti et une fois que ce dernier aura atteint le niveau 30, une forte somme d’argent ainsi que des points de mentor vous seront reversés. Vous pourrez également crafter vos propres armes, armures et objets mais aussi pour les autres joueurs qui pourront faire appel à vous via un simple message privé. Il vous faudra donc vous faire une renommée sachant qu’il existe 120 niveaux de compétence pour chaque item ! Dernière information, il est possible de créer 95% des items présents dans le jeu. Seuls les objets de quêtes et ceux issus de l’item shop resteront uniques.

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Grâce au menu vous pourrez suivre toute votre évolution.

Alors que tout laisse supposer Atlantica Online comme un énième clone f2p, le jeu révèle toute sa force et son originalité par son système de combat. A l’instar d’un Tales of Symphonia par exemple, entrez en contact avec un monstre et vous serez automatiquement téléportés dans une arène pour un combat au tour par tour issu des tactical-RPG. Cette arène se découpe en 18 cases, permettant des affrontements à 9 contre 9 (voire 27 contre 27 avec des alliés, mais cela devient un bordel complet) et offre un large éventail de possibilités stratégiques. Pour commencer, il sera logique de placer les personnages avec la plus grosse défense en première ligne, les attaquants de zone en seconde et les soigneurs ainsi que votre personnage en dernière ligne, d’autant plus que si votre personnage tombe, le combat est perdu. Sachez que vos actions sont chronométrées et qu’en plus de jouer vite, il faudra jouer bien. Ajouté à cela, la zone d’attaque de vos mercenaires dépendra de sa classe. Un maitre canonnier fera une attaque en croix alors qu’un tireur d’élite touchera toute une colonne ou qu’un barbare infligera des dégâts à toute la ligne. On pourra cependant regretter le faible nombre de capacités spéciales par classe, entre 5 et 9 seulement. De temps à autre, une icône bonus apparaîtra au dessus d’un monstre. Si vous parvenez à le tuer dans le round, vous récupèrerez un item supplémentaire. En parlant de récupération, étant donné que vous vous battez dans une arène instanciée et non directement sur la map, il faudra dépouiller vos victimes en plein combat dans les 4 tours qui suivent sous peine de voir son cadavre se volatiliser.

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A vous de choisir vos serveurs.

Qui dit MMORPG, dit guilde. Dans Atlantica Online, pour qu’une guilde puisse vivre, elle doit régulièrement payer des frais de maintenance sous peine d’une dissolution claire, nette et sans bavure. Les villes peuvent être contrôlées par des guildes ou une nation (association de guildes) grâce à des points de ville qui s’accumulent via les taxes, la politique, les bâtiments et la banque. Un véritable aspect gestion car si vos taxes sont trop élevés, les joueurs risquent d’aller ailleurs et votre ville peut se faire attaquer par une autre nation. Ainsi, lorsqu’une nation déclare la guerre à une autre, tous les membres qui la composent se voient être impliqués dans une bataille durant 3 jours. Player Killing et autres coups fourbes à 3 contre 1 seront alors de la partie. Il faut signaler que Rome, ville centrale du jeu, offre beaucoup plus de services que les autres cités, avec une taxe unique de 1% et reste la seule cité qui ne peut être contrôlée par les joueurs.

Comme pour une femme, un homme ou tout autre produit commercial, si l’emballage n’attire pas, ce n’est guère tentant d’y goûter. En dehors d’un système de combat original, mais qui ne plaira pas à tout le monde, le jeu de Ndoors arrive trop tard, c’est un fait. Ceci induit un jeu daté, avec de très nombreux défauts visuels et un semblant d’inachevé. Certains y trouveront leur compte dans le craft, d’autres dans le coté gestion. Quoiqu'il en soit, il ne faut pas juger trop hâtivement et garder en tête deux choses essentielles : Atlantica Online est centré sur l'aspect communautaire et par conséquent, le jeu gagnera en force et intérêt dans le temps. Enfin, free-to-play oblige, le jeu est entièrement gratuit.

Note de la rédaction : 14/20

 

Kanji, le 16/05/2010


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