Mirror's Edge : le test

Mirror's Edge : le test

31 Déc 2008
by putezizichiasse

 

MIRROR'S EDGE

  • Éditeur : Electronic Arts
  • Développeur : DICE
  • Type : Plateforme
  • Sortie France : 14 novembre 2008
  • Classification : Déconseillé aux - de 16 ans
  • Mirror's Edge ,nouvelle licence de Electronic Arts et développée par DICE, nous est arrivée, son héroïne Faith est une messagère évoluant de toit en toit telle un yamakasi .Se déroulant dans le futur ,c'est un jeu de plate forme original. La démo jouable qu'on avait pu essayer nous laissait de grandes espérances, tant au niveau style et ambiance du jeu que dans son gameplay simple et sa liberté d'action. EA a beaucoup misé sur les faith de son bébé, aux vues des annonces et présentations faites lors des hot spots videoludiques. Des vidéos, une démo dont le mufti était accessible uniquement sous condition de réserver le jeu,et une annonce de contenu téléchargeable dont on n’a toujours pas vu la couleur. Censés donner lieu à une trilogie,les résultats des ventes semblent ternir l'avenir de Mirror's Edge. Alors est-ce vraiment mérité?

     

    Tout débute sur un toit où un tutoriel vous apprend les ficelles du métier de messager, courir, sauter, glisser, s'agripper...vous rejoignez ensuite une de vos collègue qui va vous servir de punching-ball histoire de vérifier que vous êtes au top. En effet vous avez subi une chute et vous effectuez votre grand retour au sein du service messagerie de la résistance. Le contexte du jeu est une société dans un futur plus ou moins proche où la surveillance et la répression ont amené la populace à ne pas faire de vague. Faith ,jeune femme rebelle et sportive , utilise ses habilités sportives pour transmettre les informations classées top secrètes à travers la ville. Passée la phase d'entraînement ,on vous signale dans votre oreillette que votre sœur a des problèmes. Kate,la sœur en question, est accusée d'avoir tué le candidat à la mairie. Mais Faith, en grande sœur, va tout faire pour l'innocenter aux yeux de la justice. Le scénario existe mais aurait mérité d'être approfondi pour ne pas nuire à la qualité du boulot exécuté sur l'ambiance du jeu. De même ,les personnages peu crédibles manquent de charisme et apportent peu à l'histoire qui est plutôt légère en elle même.

     

    Le style graphique du jeu est original,les bâtiments d'un blanc immaculé renforcent l'effet aérien du jeu. On évolue à tous les niveaux de la ville en passant parfois par les rues et aussi en escaladant les grues surmontant les toits des plus hauts immeubles. On découvre un peu toutes les zones habituelles d'une ville : le métro, la galerie marchande ou les égouts. De même ,notre chère Faith peut rentrer dans certains bâtiments, prendre l'ascenseur et se retrouver sur le toit ou descendre dans la rue. Les intérieurs sont eux très colorés ,mais toujours assez semblables et c'est un peu lassant à force. Même que certains appartements semblent avoir été faits pour être escaladés et non pratiqués en patin et peignoir par mamie. En vue subjective vous ne pouvez voir que vos bras agripper les parois vertigineuses des immeubles que vous escalader ou vos jambes franchissant les grillages et canalisations avec légèreté. L'immersion est réussie, lorsque vous êtes poursuivi par la police, vous êtes aussi essoufflé que notre jolie héroïne et l' adrénaline fait battre votre cœur fragile. Les cinématiques utilisent un style spécial entre manga cartoon et cell shading mais qui n'est pas très approfondi et ne mets pas en valeur les environnements réels du jeu et nuit à l'ambiance réussie des phases de jeu.

     

    Les touches sont fonctionnelles et la prise en main est rapide. Très instinctif le gameplay permet de ne pas perdre de temps à mémoriser les touches. Vous jonglez entre les touches aussi rapidement que la demoiselle gravit un échafaudage. Même si celle-ci ne comprend pas ce que vous voulez d'elle pour certains obstacles le jeu reste agréable à jouer. En effet certains passages difficiles où vous ne saurez pas par où passer ou alors la zone à atteindre devra être visée précisément. Heureusement chaque niveau possède un nombre important de checkpoints qui vous éviterons de refaire le parcours en entier en cas de chute. En comprenant le principe du jeu on est vite déçu par le manque de liberté dans les possibilités de chemins envisageables. Il y a généralement un parcours principal symbolisé par le sens urbain. Option très pratique car il colore en rouge les objets que vous pouvez utiliser pour progresser. Mais en dehors de ce passage il est parfois possible de varier un peu mais inutile de chercher à faire du hors pistes. Certains indices aussi vous guideront comme les rats qui meurent électrocutés par un grillage électrifié, vous empêcheront de finir au barbecue. Lors des séquences de combats armés on sent que le travail n'a pas été fini. Même si mirror se vante d'être un jeu pacifiste il est rarement possible d'éviter une confrontation. Il est possible de voler leurs armes aux petits gars du swat et de s'en servir contre eux.. C'est à ce moment qu'intervient " l'état de grâce ",un genre de bullet time du pauvre ,qui vous permet de subtiliser en tapant une touche le fusil de l'ennemi. Malheureusement la vue subjective empêche de bien gérer le corps à corps,votre ennemi sort des fois de votre angle de vue et le temps de se retourner vous êtes déjà mort. Plusieurs types d'armes peuvent être empreintés à la gente policière, du simple glock à la mitrailleuse lourde en passant par le sniper, on touche à tout mais les phases de gunfight restent peu ludiques et apportent peu au jeu.

    Point fort du jeu qui contribue à l'ambiance réussie ,la bande sonore colle vraiment au jeu. Planante ,légère, elle apporte vraiment au thème aérien. De même les effets sonores très réussis participent grandement à l’immersion du joueur, en particulier lors des poursuites avec la police. Entendre les bruits de pas derrière vous et votre respiration est très oppressant et donne vraiment l’impression d’avoir les pieds dans les baskets de Faith.

    L'histoire se termine en 6h pour les as de la carapate mais il est possible de refaire le scénario à trois niveaux de difficulté différents. De plus le mode parcours vous permet de rejouer les niveaux en contre la montre ou juste un parcours puis de mesurer votre temps grâce au mode online du jeu. Le time attack est réussi car il découpe le parcours en plusieurs étapes et vous montre sur un petit graphique les temps pour chacun. De même le présence d'un fantôme vous pousse jusqu'à vos limites pour battre votre record.

     

    Note de la rédaction : 15/20


Autres articles: