Assassin's Creed Bloodline : le test
Assassin’s Creed Bloodline

- Editeur : Ubisoft
- Développeur : Griptonite
- Type : Action / Aventure
- Support : UMD
- Multijoueurs : Non
- Sortie France : 19 novembre 2009
- Version : Française
- Classification : Déconseillé aux - de 16 ans
Se voulant être la transition entre le premier et le deuxième épisode de la série sortie sur console de salon, cette mouture PSP nous fera donc reprendre le contrôle d’Altaïr, en direction de Chypre. Malheureusement le scénario s’adressera avant tout à ceux qui ont déjà joué au premier volet sur console de salon, dans le cas contraire vous aurez du mal à cerner l’histoire qui vous est contée ici. De plus on notera le fait que le scénario est platonique à souhait et sans saveur.
Du point de vue maniabilité, si on retrouve une recette qui marche et qui respecte fidèlement celle utilisée pour ses ainés, on regrettera tout de même l’absence d’un deuxième stick, qui rend le contrôle de la caméra pénible, obligeant à s'arrêter pour avoir un aperçu d’horizon. Car pour ce faire, il vous faudra laisser appuyé sur la gâchette L et presser les touches carré, rond, croix et triangle pour regarder respectivement à gauche, à droite, en bas et en haut. La gâchette R quant à elle, nous fera passer du mode passif au mode actif, nous permettant ainsi de courir, escalader, parer les coups etc. Seulement, parer les coups en combat ne sert au final pas à grand-chose étant donné que ces derniers sont relativement mous et sans surprise. Il vous suffira de frapper trois fois un adversaire pour le faire passer de vie à trépas, qu’il se protège ou non, de même s’il est équipé d’un bouclier, trois aussi suffiront pour en venir à bout. Les plus gros morceaux sont également faciles à dompter, leur vie descendant rapidement. Le point fort de la série qui est avant tout, le fait de pouvoir se déplacer partout sur la terre ferme comme sur les toits, se retrouve ici limité. Escalader les hauteurs devient un fardeau tant les bugs sont légions, on tombe sans aucune raison, on se retrouve à partir dans une direction qui n’est pas souhaitée, de plus les tracés sont souvent linéaires même sur les toits. On préfèrera donc rester au sol plutôt que de monter sur les murs pour au final se retrouver à notre objectif qui est seulement deux maisons plus loin.
Oui seulement car les zones visitées sont étriquées et entrecoupées de « portes » qu’il vous faudra franchir, faisant alors apparaitre un temps de chargement, certes court, mais trop fréquent. L’animation générale n’est pas mauvaise bien qu'un petit peu saccadée par moment, mais les décors sont fades au possible, tant sur les couleurs que sur les textures, faisant preuve d’un aliasing vraiment trop prononcé, même pour une PSP (qui est rappelons-le, la portable adorée de votre fidèle testeur). De quoi lui faire perdre quelques point de plus. La bande son quant à elle n’est pas mauvaise du tout, les musiques nous bercent dans l’univers d’Altaïr, les doublages ne sont pas forcement mauvais, bien qu’ils manquent un peu de crédibilité, peut-être le son de la lame qui rentre dans la chair qui un peu prononcé, mais rien d’alarmant au final. Les missions vous demanderont de délivrer un message sans vous faire repérer, de suivre quelqu’un, ou encore évidement d’assassiner une autre personne. Seulement voilà le fait de traverser des rues vides, sans même un chat à l’horizon, avec des gardes dont l’I.A est médiocrement pauvre et qui apparaissent souvent comme ça, d’un coup, vous fait perdre toute crédibilité d’assassin furtif. Sur l’I.A toujours, on peut bien se retrouver nez à nez devant des gardes sans que ceux-ci ne nous voient, ou au contraire être repéré par d’autres depuis le quartier voisin sans aucune raison valable. Résultat, notre ami des aigles préférera de loin la course à pied, et si vous êtes repéré, pas de problème, continuez de courir vers la porte suivante, vous aurez certes un petit temps de chargement mais vos poursuivants seront devenus amnésiques et stopperont la course-poursuite.
Il en résulte que Assassin’s Creed Bloodline se retrouve dénué des qualités qui ont fait le succès de la série, à savoir sa liberté ou la furtivité, remplacés ici par une linéarité forcée vous obligeant souvent à attaquer de front, transformant un assassinat propre avec la lame secrète en un bain de sang épée à la main. De plus sa petite durée de vie n’aura pas de quoi justifier votre investissement. Comptez 5 à 6 heures de jeu pour l’aventure principale, rajoutez un peu plus pour les quêtes annexes, mais celles-ci étant franchement bof et ne nous apportant au final rien du tout, seront vite zappées. Si les combats, bien que mous, nous offrent un joli spectacle grâce aux différents finishs, il n’y a pas de quoi fouetter un chat. De toute façon, il y en a pas.
Note de la rédaction : 8 / 20
Rédigé le 23 / 10 / 2009 par venusmemnoch
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