Zombie Panic in Wonderland : le test
Zombie Panic in Wonderland
- Editeur : Nintendo
- Développeur : Akaoni Studios
- Type : Action / Third Person Shooter
- Support : WiiWare (jaquette non officielle)
- Sortie France : 09 avril 2010
- Classification : Déconseillé aux - de 12 ans
- Multijoueurs : Jusqu'à 2 joueurs offline
- Web: Site web officiel
Gammick Entertainment et EnjoyUp sortaient en 2008 aux US, Zombie BBQ sur NDS, un jeu de shoot basé sur une parodie gore des contes populaires. Le jeu avait été très bien accueilli par la presse anglo-saxonne. Akaoni Studio, société espagnole, fondée par d’anciens salariés de Gammick et EnjoyUp, remettent le couvert avec Zombie Panic in Wonderland, un TPS frénétique exclusivement disponible sur le WiiWare pour 1000 points seulement.
Il était une fois dans le pays des Merveilles, Momotaro, un jeune héros rentrant au village. Voulant s’acheter des boulettes, il découvre avec stupeur que les villageois ont été transformés en zombies à cause d’un parfum propagé de manière plutôt étrange par des nains. Il n’en faut alors pas plus pour dézinguer toute chose susceptible d’être une menace à travers neuf niveaux divers et variés, découpés en trois chapitres distincts basés sur Momotaro, Le Magicien d’Oz et Blanche-Neige, en vue de clarifier ce mystère. On se retrouve ainsi à incarner Momotaro, Dorothy Gale et une très sexy Blanche-Neige.
La façon de procéder pour chaque zone est la même. Le but est d’exterminer tout les monstres dans un temps limité et de faire monter le pourcentage "clean-up" se situant au bas de l’écran à 100%. Pour cela, rien de plus simple, il suffit de pointer la Wiimote à l’écran comme dans un rail-shooter et de déplacer votre personnage avec le stick du Nunchuck. Mais la première constatation évidente est qu’à l’inverse de Zombie BBQ où l’on avançait dans les niveaux, on ne peut ici que straffer de droite à gauche de l’écran. De ce fait, les monstres arrivent par vague et en anéantir une en fera apparaître une autre, puis une autre, et ainsi de suite jusqu’à ce que le quota de monstres abattus soit atteint. Afin de décimer la vermine morte-vivante, vous disposez d’une mitraillette légère, d’une mitrailleuse lourde, d’un lance-flammes et de grenades, facilement switchable grâce au bouton C du Nunchuck. Cependant, si la première arme est à munitions infinies, ce n’est pas le cas pour les autres. Ainsi, économiser ses munitions pour les utiliser en cas critique ou contre des monstres résistants ou très mobiles semble être la plus judicieuse des idées.
Car il faut le dire, Zombie Panic compense son faible contenu par une difficulté assez élevée. C’est pourquoi, outre le fait d’augmenter votre score, si le décor est entièrement destructible, c’est aussi et surtout parce que certains éléments renferment bonus et munitions bien utiles pour votre survie. En plus de cela, il vous faudra vite voir et déceler les points faibles de chaque ennemi. Même s’ils succomberont à vos tirs quoi qu’il advienne, un zombie sera plus vulnérable à la tête alors que les gros lards, ressemblant aux boomers de Left 4 Dead, seront plus sensibles au ventre. Toutefois, l’élément central du gameplay réside dans l’esquive. Via une simple pression du bouton Z, votre personnage effectue une pirouette à la Jet Li lui permettant d’éviter tout projectile. Ce mouvement devient alors vite indispensable si vous voulez atteindre l’objectif, d’autant plus que vous faire toucher quatre fois est synonyme de game over ! La dernière subtilité du gameplay est la possibilité de se dégager lorsqu’un zombie vous étreint en appuyant plusieurs fois sur la gâchette de tir. Pour les moins acharnés, sachez cependant que les continus sont illimités et vous pourrez recommencer au début du niveau, sans devoir vous coltiner une nouvelle fois, les stages précédemment accomplis. Mais dans ce cas, votre score sera réduit à zéro.
Akaoni, pensant au fun avant tout, nous offre un soft avec un design très chiadé compatible 480p. Les niveaux sont colorés et chatoyants, les animations sont soignées. Comment ne pas sourire lorsque l’on voit pour la première fois un gros tas foncer sur vous, bras en l'air, la bedaine valsant de haut en bas, la bouche grande ouverte avec la moitié des dents en moins, pour vous asséner un coup de postérieur ? Le décor explose, des fleurs de cerisier volent, des arcs-en-ciel apparaissent, la poussière vient nous brouiller la vision… En plus de cela, un mode deux joueurs bien sympathique est inclus même si cela devient réellement un foutoir monstre. Malgré tout, force est de constater qu’aucun ralentissement ne vient perturber le jeu. Pour finir, des surprises sont à débloquer pour les plus aguerris dont un niveau bonus extrêmement difficile et un personnage que je vous laisse découvrir par vous-même.
En revanche, le jeu n’est pas tout blanc. Pour commencer, son principal défaut est son interface vraiment pas intuitive. Il n’y a aucun bouton pause. De ce fait, impossible de revenir au menu principal et on est contraint d’utiliser le bouton Home pour réinitialiser le jeu ou d’attendre le game over. Lorsque l’on veut jouer un certain niveau et que l’on en choisi un autre par inadvertance, cela peut finir par peser. Le deuxième problème est la caméra, un peu trop proche, qui empêche de savoir ce qui se situe sur les cotés lorsque l’on se déplace. Certains ennemis lançant des boomerangs, il arrive de se prendre ces tirs masqués en pleine poire, sans pouvoir anticiper quoi que ce soit. On peut également regretter le fait que les armes soient identiques pour chaque personnage. Même si les armes de corps à corps pour se dégager des étreintes varient entre chaque perso, avoir une arme principale à munitions illimités, comme la mitraillette légère, spécifique à chaque perso pour leur donner une identité propre n'aurait pas été de refus. Enfin, si les bruitages s'inscrivent dans la plus grande tradition des animés japonais, les musiques drôles et entrainantes bien que répétitives, on peut regretter l’absence de voix durant les scènes entre chaque stage.
Au final, Zombie Panic in Wonderland est un jeu fun avec un certain challenge. La possibilité de jouer à deux, les bonus cachés, le mode difficile et un classement pour les amateurs de scoring donnent au titre Akaoni Studio une rejouabilité certaine. Malgré ses défauts, il n’en reste pas moins un jeu sympathique pour seulement 10 euros, alors pourquoi pas ?
Note de la rédaction : 14/20
Kanji, le 09/04/2010
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